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  SENIX, un point d’échange Internet au Sénégal en gestation
SENIX, un point d’échange Internet au Sénégal en gestation

Les acteurs d’Internet et des Télécoms au Sénégal ont entrepris de mettre en place un Point d’échange Internet. Il devra permettre de garder les échanges locaux d’Internet à l’intérieur du territoire national. Une rencontre entre fournisseurs de services Internet, opérateurs de téléphonie, structures étatiques (ADIE, ARTP) entre autres a permis de se pencher sur un cadre juridique et une feuille de route de ce qui sera dénommé SENIX.

Partie prenante du projet, l' Agence De l’Informatique de l’Etat (ADIE) fait partie des structures chargée de réfléchir sur la proposition d’une feuille de route pour la mise en place de ce point d’échange Internet. SENIX devra permettre d’améliorer et d’accélérer les échanges de trafic Internet entre utilisateurs d’un même pays. Comme objectifs spécifiques, le SENIX doit :

- permettre l’échange direct du trafic local pour favoriser l’émergence des services locaux et optimiser l’utilisation de la bande passante et le coût du trafic international;

- offrir un guichet permettant de faire des échanges entre les acteurs sur une base transparente et non discriminatoire;

- offrir un espace d’hébergement de services de contenus ;

- contribuer au développement d’une économie numérique au Sénégal par la création d’un marché des télécommunications ouvert.

Représentant la tutelle, Malick Ndiaye, Directeur de cabinet du ministre des Télécommunications et de la Poste qui a présidé la cérémonie d’ouverture, ajoutera que ce point d’échange devra permettre d’économiser sur le temps des transactions et sur le coût d’accès à internet  car, a-t-il argumenté, « chaque fois qu’un utilisateur se sert d’un réseau chez un opérateur différent pour communiquer avec un autre utilisateur d’un autre réseau, l’échange pourrait partir à l’extérieur avant de revenir au Sénégal ».

M. Ndiaye préconise ainsi que le Sénégal s’inspire des autres pays du continent qui disposent déjà d’une telle infrastructure. C’est le cas de l'Angola, le Nigéria, le Kenya, la Tunisie, la Côte d'Ivoire, le Rwanda… Faut-il rappeler que le processus a été entamé dès 2007 à Kigali lors du sommet des chefs d’Etat « Connect Africa », sous l’égide de l’Union Africaine, en partenariat avec l’organisation l’Internet Society.

AS/COM avec Le Soleil et Dakaractu

24.08.2015