Vous êtes ici

  Cellule de Solidarité Numérique de l’ADIE (CSN)
Cellule de Solidarité Numérique de l’ADIE (CSN)

Installation de Salles Multimédia

1. Historique
La Cellule de la Solidarité Numérique (CSN), ancienne Cellule Seneclic était le fruit d'un partenariat entre la ville de Besançon, la société Axa Assurances France et l'Etat du Sénégal, entamé en 2006.
La société AXA s’était engagée, dans le cadre d’une convention à fournir à notre pays trente mille ordinateurs à raison de dix mille par an,  et la ville de Besançon, à apporter un soutien technique pour la réalisation du centre des handicapés au travail et des salles multimédia au Sénégal. 
La réorganisation des services de l’Etat entreprise par les nouvelles autorités gouvernementales a entrainé la suppression de la  cellule SENECLIC et le transfert de ses attributions  au niveau de l’Agence de l’Informatique de l’Etat (ADIE), structure chargée de mettre en œuvre la politique informatique de l’Etat.
Dans un contexte marqué au Sénégal par un accroissement considérable des besoins en éducation et en formation, l'utilisation des technologies de l'information et de la communication offre de ce point de vue de larges opportunités de capitalisation de savoir-faire pédagogique à l'échelon national.

2. Missions :
La Cellule de la Solidarité Numérique assure les missions particulières suivantes :
L’installation de salles multimédia dans les écoles publiques (élémentaires, collèges et lycées) ;
La formation des enseignants dans les écoles bénéficiaires de salles multimédia ;
L’initiation à l’informatique des enfants et des personnes défavorisées ;
La gestion du Centre des Handicapés Au Travail (CHAT) ;
La coordination des activités du comité technique et du comité pédagogique ; 
La gestion du projet e-déchets.

3. Réalisations
La CSN a installé à ce jour 180 salles multimédia réparties dans toutes les régions du Sénégal comme le montre la carte ci-dessous.

Le câblage électrique et informatique est effectué par l’ADIE, ainsi que la livraison et l’installation des ordinateurs.
Dans chaque salle multimédia sont installées au moins vingt (10) ordinateurs, avec un serveur supplémentaire pour les écoles élémentaires. 
En plus  des ordinateurs, d’autres équipements sont livrés comme :
Un onduleur (pour le serveur) ;
Un switch ;
Un modem ADSL (SONATEL) ;
Depuis 2015, les collèges et lycées ont été intégrés dans les critères de choix des salles multimédia (avant, seules les écoles élémentaires en bénéficiaient).

4. Architecture des SMM : 
Chaque salle multimédia dispose d’un câblage réseau qui permet l’interconnexion entre les différents équipements.
Les ordinateurs sont reliés au serveur (dans les écoles élémentaires) via un switch installé dans l’armoire de brassage.
Le serveur gère les accès aux comptes, le partage des ressources, le partage et le filtrage de la connexion internet, etc.
L’image ci-dessous représente l’architecture réseau d’une salle multimédia (école élémentaire). 

5. Perspectives :
Pour l’année 2017, il sera procédé à la sélection de 50 nouvelles écoles pour l’installation de nouvelles salles multimédias. 
Après dépôt des demandes, il sera d’abord procédé à une vérification des informations fournies par téléphone, puis un déplacement va être effectué sur place avant de faire un choix définitif des écoles. 

6. Critère d’éligibilité d’une école
Pour bénéficier d’une salle multimédia, l’école doit :
en formuler la demande au directeur général de l’ADIE, par voie hiérarchique ;
S’inscrire en ligne via un formulaire disponible sur le site de l’ADIE.
Ensuite, l’école doit disposer :
d’une salle libre, en très bon état, assez spacieuse et bien sécurisée ;
de l’électricité ;
d’un gardien permanent ;
D’un projet d’intégration des TIC à l’éducation.

7. Formations responsables de salles : 
Chaque école choisit deux enseignants nommés responsables de salle. Ces derniers sont choisis suivant les critères suivants :
Avoir un minimum de connaissance en informatique (bureautique, pratique de l’internet),
Etre disponible, ouvert à l’échange ;
Disposé à initier les autres enseignants.
Objectif de la formation
L’objectif général de cette formation est d’outiller les responsables de salles multimédia pour qu’ils aient les compétences nécessaires pour la gestion des salles multimédias aussi bien sur le plan technique comme pédagogique.
De façon spécifique, il s’agira pour eux de :
maîtriser la configuration de la salle multimédia et les outils installés,
identifier et réparer les petites pannes
se familiariser avec les outils pédagogiques installés dans les machines
former les autres enseignants de l’école pour une utilisation de la salle
 
Résultats attendus
Outils numériques  maîtrisés,
Les éventuelles pannes identifiées
Les techniques de maintenance maîtrisée
les supports pédagogiques connus

8. Maintenance
La maintenance des salles multimédia est également assurée par la CSN, avec des visites de périodiques dans les écoles de Dakar, mais aussi des régions.

9. Partenaires
Dans sa politique de  lutte contre la fracture numérique par l’installation de salles multimédia dans les écoles sénégalaises, l’ADIE a un allier de taille : la société AXA Assurances France.
En effet, depuis le début du projet, c’est cette société qui livre les ordinateurs de seconde main installées dans les écoles (à l’exception du programme de 2011-2012). 
A ce jour, 123 écoles ont été équipées et rééquipées avec les ordinateurs livrées par AXA ?

 

Le projet e-déchets

1. Historique
Depuis 2000, le sénégalais s’est s'engagé à améliorer l'accès aux nouvelles technologies de l'information et de la communication afin de réduire aussi rapidement que possible la fracture numérique entre les pays du Nord et ceux du Sud. C'est dans ce cadre que nous constatons l'arrivée massive d'équipements électroniques dans les différents secteurs tels que l'éducation, la santé, etc. Concrètement, cela se traduit par des matériaux d'occasion qui deviennent obsolètes au bout de quelques années d'utilisation. 
Se posent ainsi les questions de la gestion et de l’élimination de ces équipements en fin de vie qui renferment des métaux valorisables mais également des matériaux dangereux pour la santé et l'environnement.
Une étude avait été a lancée en janvier 2008 pour faire l'état des lieux des déchets électroniques et électroniques au Sénégal. 
Le rapport technique établi le 21 juillet 2009 a donné des conclusions en faveur d'un système de recyclage unifié.
C'est dans ce cadre que l’ADIE s’est évertuée à mettre en exécution les principales conclusions en mettant sur pied une unité de recyclage des déchets électriques et électroniques.

2. Réalisations
Mise en place d’une unité pilote de recyclage

3. Perspectives
L’ADIE a en perspectives :
3.1 La proposition d’un cadre réglementaire spécifique sur les DEEE ;
3.2 La mise en place d’un éco-organisme ;
3.3 L’installation d’une unité de recyclages des DEEE.

e-certificats
Les DEEE récupérés font tous l’objet d’un contrôle sur la marque, les séries avant de passer au démantèlement et au tri des différentes composantes. Ces différentes informations seront compilées pour faire l’objet de e-certificats. Ces derniers sont délivrés aux sociétés et entreprises. Le e-certificat est une garantie et une preuve que l’équipement ne peut plus apparaitre et peut être complètement supprimé dans la base de données du fabricant.
   
Démantèlement des DEEE
Le démantèlement consiste à séparer les différents composants d’un matériel. S’agissant des Déchets des Equipements Electriques et Electroniques (DEEE), c’est une activité complexe qui nécessite de bonnes connaissances de la composition d’un DEEE. En effet, les équipements sont multiples et variés tant et si bien qu’il faut suivre l’évolution technologique pour actualiser les connaissances notamment sur la localisation des composantes principales. Tout n’est pas bon à toucher dans un équipement. La précaution doit être de mise dans la manipulation afin d’éviter et surtout de libérer les composants organiques volatils.
 
Le Comité National Stratégique
Dans l’élan d’une démarche participative, un Comité National Stratégique (CNS)  a été mis sur pied dès le début du projet. Il est composé d’un échantillon représentatif de l’ensemble des ministères et directions, du secteur privé, des récupérateurs, des ONG etc… 
Le CNS est ouvert à toutes les parties prenantes et à tous ceux qui veulent s’imprégner du projet. Il se réunit à la demande du chef du projet pour partager et discuter des différents aspects techniques pour une meilleure gestion des DEEE au Sénégal. Dans l’optique de proposer un cadre réglementaire spécifique au DEEE, le CNS se compose de deux commissions : une commission d’audit dirigée par la Direction de l’Environnement et des Etablissements Classés (DEEC) et une commission juridique sous la direction de l’ADIE. 

Nos partenaires :  
Depuis le début du projet, beaucoup de partenaires nous ont accompagnés dans plusieurs domaines :
3.4 Mise en norme : Ministère de l’environnement (DEEC) ;
3.5 Formation en techniques de démantèlement : Ecolec, Reinicia, Recycla ;
3.6 Livraison de e-déchets : SONATEL, UCAD, Institut des Sciences de l’Environnement, différents ministères, Port Autonome de Dakar, SDE, IPRES, Trust Africa, USAID, ESMT, Ambassade d’Italie, ESP- BHS, K-Logistics, SAR, CSS, etc. ;
3.7 Gestion des composants après démantèlement : MMF, ARESE, DREDA-DIEDA ;
3.8 Comité national stratégique : ministères et directions, secteur privé, récupérateurs, ONG, etc.

Formation des couches vulnérables

Historique / Contexte : 
Pour mieux répondre aux exigences d’une prise en charge effective des "exclus" ou des défavorisés du monde de la formation et de  l’emploi, en l’occurrence les cibles en situation de vulnérabilité (femmes démunies sans emploi, personnes en situation de handicap, jeunes des "daaras", jeunes en détention  carcérale, minorités sociales, etc.), la Cellule de Solidarité Numérique de l’Agence de l’Informatique de l’état a initiée  un  programme de formation des couches vulnérables.
La capacitation de ces derniers est une des priorités de l’Etat du Sénégal  pour favoriser l’acquisition de compétences professionnelles susceptibles d’être valorisées à des fins d’insertion et de développement d’activités génératrices de revenus.
C’est dans cette optique qu’un programme de formation en TIC dans un ensemble diversifié de techniques informatiques à l’endroit des cibles vulnérables est plus que nécessaire pour leur permettre de s’autonomiser et de participer à la construction citoyenne et au développement économique du pays, à travers :
L’amélioration des compétences en TIC ;
La Lutte contre les obstacles à l'utilisation des TIC par les femmes ;
La formation de  mille (1000) femmes (handicapées, jeunes filles et femmes) dans  des modules en informatique ;
La maitrise des technologies de l’information et de la communication  de  mille (1000) handicapées, jeunes filles et femmes en détention  carcérale), âgées de 15 ans et plus; 
La Contribution à la lutte contre l’exclusion sociale par la mise en place d’un cadre propice de participation effective des couches vulnérables au développement local ; 
La Réduction de la fracture numérique par l’intermédiaire d’animation et d’apprentissage à l’entreprenariat féminin ;
L’Elaboration de contrat d’objectifs  et de suivi-évaluation.

Réalisations :
Sessions de formation de handicapés moteurs issus des Organisation des personnes handicapées(OPH) proposé par la fédération des personnes handicapées (FSPH) ;
Session de formation  pour l’autonomisation des non- voyants en JAWS-NVDA en partenariat avec SIGHT-savers/ Convergence des Aveugles pour l’Union la Solidarité et l’Etre aide(CAUSE) /et la Direction de l’action sociale (DGAS) ;
Cérémonie de remise des attestations aux participants (ADIE) ;
Participation au troisième  salon de l’emploi placé sous le thème du défi  de la formation de l’emploi et de l’auto emploi des personnes handicapées. (ADIE nominé).