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  Projet « e-déchets »: une réponse écologique et économique de l’ADIE face aux déchets électroniques
Projet « e-déchets »: une réponse écologique et économique de l’ADIE face aux déchets électroniques

 

A l’ère du numérique, notre vie a tendance à s’organiser autour d’appareils électroniques dont nous faisons une consommation indispensable. En effet, ces équipements électroniques deviennent très rapidement obsolètes aux yeux des utilisateurs. Se posent alors les questions de la gestion et de l’élimination de ces outils en fin de vie qui renferment des métaux valorisables mais également des matériaux dangereux pour notre santé et pour l'environnement. Pour procéder au recyclage écologique de ces déchets électroniques tout en créant de la richesse grâce à l’économie circulaire, l’Agence De l’Informatique de l’Etat, a lancé le projet « e-déchets ».

Entamé depuis 2008, le projet e-déchets découle du projet d’installation des salles multimédias, anciennement appelé SENECLIC, dans les établissements scolaires. Il faut également noter que la collecte de ces Déchets des Equipements Electriques et Electroniques (DEEE) permet de limiter le gaspillage des ressources naturelles nécessaires à leur conception, mais aussi d’éviter la dissémination de polluants très toxiques pour l’environnement. Néanmoins, les équipements contiennent des éléments valorisables, qui exploitées, peuvent permettre d’instaurer un cercle vertueux et économiquement rentable de gestion des déchets DEEE. C’est dans ce cadre que l’ADIE a mis sur pied une unité de recyclage des DEEE dont le siège se trouve à la Direction de la Solidarité Numérique (DSN).

Les déchets électroniques sont de plusieurs natures. On peut par exemple citer les restes des ordinateurs et des autres équipements informatiques, les postes de radio usés et téléviseurs, les réfrigérateurs, les téléphones fixes et mobiles dont la durée d’exploitation est expirée, etc. Répertoriés en différents niveaux de danger, tous ces déchets peuvent avoir un impact nocif sur la santé humaine et sur l’environnement. Afin d’éviter que le danger se propage, il est impératif de savoir classifier ces éléments avant de pouvoir se lancer dans le démantèlement de matériels électroniques.

Le démantèlement consiste à séparer les différents composants d’un matériel. S’agissant des Déchets des Equipements Electriques et Electroniques (DEEE), c’est une activité complexe qui nécessite de bonnes connaissances de la composition d’un DEEE. En effet, les équipements sont multiples et variés tant et si bien qu’il faut suivre l’évolution technologique pour actualiser les connaissances notamment sur la localisation des composantes principales.

En 2016, l’ADIE a eu à effectuer un traitement record de 50 tonnes de déchets électroniques. Toutefois, compte tenu du pourcentage de renouvellement assez faible des équipements informatiques, la tendance a été faible en 2017 avec 24,5 tonnes de déchets électroniques démantelés.

Un Comité National Stratégique a été mis sur pied dès le début de l’année 2017 afin d’associer à ce projet les acteurs de l’écosystème sénégalais à travers une démarche participative. Il est composé d’un échantillon représentatif de l’ensemble des ministères et directions concernés, du secteur privé, des récupérateurs, des ONG.

L’une des perspectives à court terme du projet est de proposer un cadre légal et réglementaire spécifique pour accompagner la filière même de gestion des déchets électroniques. En vue de mettre sur pied ce cadre légal, le Comité National Stratégique se compose de deux commissions : une commission d’audit dirigée par la Direction de l’Environnement et des Etablissements Classés (DEEC) et une commission juridique sous la direction de l’ADIE. 

Par ailleurs, l’ADIE envisage également de mettre sur pied un grand centre de traitement des DEEE au Sénégal qui pourra constituer une référence africaine et prendre en charge le démantèlement des déchets DEEE de la sous-région.

Enfin, l’ADIE coordonne la mise en place d’un cadre juridique afin de définir les droits et obligations des acteurs.   

ADIE/RD/BN

 

 

18.05.2018